Cheval  Cheval  Cheval  

Techniques d'élevage


Présentation courte : Tout savoir sur les animaux à l'usage des propriétaires ou des passionnés : élevage, alimentation, soins, maladies, plaies, intoxications, urgences, méthodes de dressage, équitation, anecdotes, trucs et astuces...
  Conseiller à un ami 

Cheval :  http://techniques-elevage.over-blog.com     
Titre :  Techniques d'élevage Site préféré 
Aperçu : cheval, poney, guide, annuaire, équestre : Techniques d'élevage
Résumé : Techniques d'élevage est un blog qui répond gratuitement à toutes vos questions concernant vos animaux favoris et en particulier vos poneys et chevaux. par Catherine (Ingénieur en agronomie, Conseiller agricole, Accompagnateur de tourisme équestre) et Anne (Auxilliaire Vétérinaire). Et parce qu’un cheval " bien élevé " est un gage de sécurité, de plaisir et de confort pour vous, pour vos enfants… et surtout pour lui-même. En loire atlantique, nous proposons pour votre cheval ou poney (même Shetland) : Débourrage à votre domicile ; Education de base et musculation " dans le bon sens " ; Education au respect ; Compréhension et correction des comportements dangereux ; Conseil en nutrition et en élevage, suivi de croissance des poulains Ceci, afin de : Vous permettre une cohabitation harmonieuse avec votre cheval ou votre poney, Assurer la sécurité de ceux qui l’approchent et notamment des jeunes enfants, Offrir à votre animal une vie équilibrée, saine, dans des conditions qui lui conviennent, Résoudre les petits problèmes de tous les jours. Visite gratuite et sans engagement pour faire le point sur les problèmes que vous rencontrez et proposer les solutions à y apporter.
Thèmes : Chevaux, poneys, shetlands, dressage, élevage, soins, débourrage, redressage, loire atlantique, équitation

Dans la même thématique

Catégorie guide cheval
 : 
Votre note : 
Cheval 5.00 (1 Votes)

Techniques d'élevage Vote(s) : 1. Note : 10 sur 10.00

Création / modification : Samedi, 21 Avril 2012 / Jeudi, 24 Avril 2014

Titre du flux RSS : Techniques d'élevage

Url du flux RSS : 
  • Gérer le rapport oméga 6 / oméga 3 19 Dec 2014 | 3:04 am Techniques d'élevage

     

    Encore un problème nutritionnel mais pas seulement ! En effet, le rapport oméga 6 / oméga 3 influence l'évolution des pathologies et peut être utilisé comme un complément utile aux traitements voire se substituer aux traitements pour certaines pathologies.

     

    Classiquement, le rapport est largement en faveur des oméga 6 pour notre propre alimentation et celle des animaux domestiques.

     

    Qu'importe vous diront certains, les oméga 6 sont changés par l'organisme en oméga 3... et bien, oui et non. Car si cette transformation se fait, elle est aussi bloquée quand le taux d'oméga 6 devient largement supérieur au taux d'oméga 3... autrement dit, dans notre cas, le changement ne s'opère pas.

     

    Mais à quoi bon s'occuper de ces acides gras ?

     

    Et bien certains oméga 3 ont des propriétés intéressantes :

     

    • ils jouent sur l'humeur,

    • favorisent la reproduction,

    • luttent contre l'inflammation,

    • luttent contre les cellules cancéreuses,

    • protègent le système cardiovasculaire,

    • protègent les neurones.

     

    En cas de manque, ces propriétés disparaissent et les problèmes s'ils n'apparaissent pas, deviennent plus délicats à gérer, plus importants...

     

    Vous remarquerez que j'ai parlé de certains oméga 3... car là aussi, ils ne sont pas tous égaux. Mais qu'importe puisque le corps les fabrique, me direz-vous ?

     

    Et bien, là aussi, les choses ne sont pas aussi évidentes. Car tant qu'on a un rapport oméga 6 / oméga 3 élevé (donc en faveur des oméga 6), rien ne se produit et la conversion des oméga 3 nécessite des oméga 3 en grand nombre (ce que nous n'avons pas puisque le rapport est élevé)...

     

    Ainsi, même si la nature est bien faite, elle se retrouve ici dans l'impasse !

     

    Que faire alors ? Si votre animal est en bonne santé et que vous n'avez aucune volonté sur le plan reproducteur, vous pouvez en rester là...

     

    Si par contre, vous avez un animal qui a une maladie avec une composante inflammatoire (emphysème, arthrite, myosite, parfois arthrose...), une maladie neurodégénérative, une maladie cardio-vasculaire, un cancer ou que vous avez des envies de faire reproduire votre animal, vous pouvez complémenter votre animal en oméga 3 directement utilisables et efficaces.

     

    Ces oméga 3 sont présents dans deux produits : les algues et les huiles de poissons.

     

    Il faut compter une semaine de « traitement » au minimum pour voir les premiers effets cliniques. Mais attention, cette complémentation n'est pas neutre sur le plan nutritif (en dehors des aspects vu ici) et de plus, dès que vous vous arrêterez de complémenter, les symptômes reviendront... ce n'est en effet pas un traitement qui guérit mais un soutien pour limiter l'évolution pathologique.

     

    Je terminerai cet article sur une utilisation possible de ces oméga 3 : l'utilisation sportive.

    En effet, les oméga 3 vont aider les animaux à réaliser les efforts physiques mais ils vont aussi baisser leur seuil d'alerte (propriétés anti-inflammatoires) et sont donc potentiellement dangereux si on exploite l'animal au-delà de ses capacités. Faites attention à votre animal et ne lui en demandez pas trop si vous le faites bénéficier de ce type de « traitement ».

     

    Anne  

    Photo de bord de mer. Tous droits réservés. Techniques d'élevage 2014

    Photo de bord de mer. Tous droits réservés. Techniques d'élevage 2014

  • Devenir cheval pour ressentir cheval... 17 Dec 2014 | 2:45 am Techniques d'élevage

     

     

    Une fin de journée d'été, chaude et fatigante. Le vieux palefrenier était là, appuyé à la barrière en train de s'en griller une en compagnie de sa jeune apprentie. Tous deux regardaient un cavalier et son cheval qui évoluaient dans le pré en pleine préparation d'un prochain concours.

     

    Le couple se connaissait bien et travaillait dans l'harmonie. Le cheval était en forme et en muscles. Le cavalier attentionné. Le travail habituel. Bref, tout allait bien.

     

    Pourtant le vieux palefrenier dit à son apprentie : « Je serais lui, je ne le travaillerais pas autant aujourd'hui. Sinon, demain, il est boiteux son cheval. »

     

    L'apprentie observa le cheval et ne vit rien. Aucune boiterie visible, pas de défense. Elle en fit part au palefrenier :

     

    « Pourtant, il n'est pas boiteux, ce cheval ? »

     

    « Non, aujourd'hui, il est droit, mais demain, tu verras, il marquera. Regarde-le bien. Essaye de ressentir ses mouvements. Tu dois avoir l'impression que c'est toi qui bouges les membres à sa place, qui pose le pied. Tu dois sentir le sol sous tes pas. Tu dois fonctionner comme lui, respirer comme lui... »

     

    A force de regarder, d'essayer de ressentir dans son propre corps les mouvements du cheval, l'apprentie ressentit comme une gêne au niveau de l'épaule, comme un mouvement qui n'arrivait pas à son aboutissement, qui s'arrêtait une fraction de seconde avant la normale.

     

    « Ah, tu vois maintenant de quoi je te parlais ? »

    Le lendemain, le cheval était légèrement boiteux et dû être mis au repos pour deux jours.

     

    Catherine Kaeffer  

    Cheval au travail. Techniques d'élevage 2014. Tous droits réservés

    Cheval au travail. Techniques d'élevage 2014. Tous droits réservés

  • Les œuvres des grands maîtres 15 Dec 2014 | 3:15 am Techniques d'élevage

     

    Notre rapport aux animaux pourrait se comparer à une toile. Certains ont la dextérité des grands maîtres, d'autres se contentent d'une toile harmonieuse, tandis que quelques uns versent dans la copie pour se former et faire leur « tableau ».

     

    Mais s'ils souhaitent copier les grands maîtres, ils n'ont pas forcément l'habilité des faussaires. Et même s'ils la détiennent, il ne faut pas oublier qu'un faux est toujours une copie qui ne ressemble que partiellement à l'original.

     

    Beaucoup de cavaliers, de dresseurs ou de propriétaires, se gorgent des écrits des « maîtres ». Ils cherchent à reproduire une méthode pour obtenir un résultat bien précis.

     

    Mais pour qui a déjà essayé de suivre un « pas à pas » en peinture ou en dessin, le résultat est évident.

     

    Votre œuvre ressemblera à celle décrite mais elle n'en sera qu'un reflet transformé.

     

    En effet, vos yeux ne voient pas. Ils captent des informations et c'est votre cerveau qui voit, analyse et recompose les données pour en faire un « tout » cohérent.

     

    De même, quand vous lisez ce « pas à pas » du grand maître, vous décodez, déchiffrez et faites un « filtre » des informations. Le résultat est parfois saisissant.

     

    Ainsi, un auteur qui recommande de progresser lentement dans une phase de l'apprentissage pourra se faire accuser d'avoir une méthode expéditive ou incroyablement longue et laborieuse.

     

    Tout dépend le sens que vous donnez aux mots, l'interprétation que vous faites des concepts, l'analyse que vous faites des images...

     

    Et en matière de relation avec les animaux, la chose se complique encore davantage car si votre interprétation de la méthode est différente de l'original, votre animal aura lui aussi une interprétation à réaliser de votre méthode. D'interprétations en conclusions, le résultat n'a parfois rien à voir avec les préceptes enseignés.

     

    Le génie du faussaire repose sur sa capacité à tromper le public. En cela, certains pratiquants excellent et pourtant, si nous y regardons de plus près, nous pouvons tous différencier les méthodes les unes des autres, car chacune est unique, quelle que soit la source qu'elle se revendique.

     

    Car seul l'original a des défauts, des ratés, des retouches... les autres tableaux sont un mimétisme de surface mais ne peuvent copier les détails en profondeur.

     

    Ils s'inspirent mais n'égalent pas car si le maître a fait une erreur de jugement à un moment, il l'a intégré, volontairement ou non, à sa méthode. Si le maître avait des « muses », elles y sont. Si le maître avait une crainte, un moment de faiblesse, une victoire, ils y sont également.

     

    Car la toile qui compose une relation entre deux êtres imprime tout.

     

    Une méthode, c'est un fragment de tableau, qui ne tient pas compte de l'ensemble et qui ne tient pas non plus compte des individus qui en sont à l'origine.

     

    Certains maîtres en arrivent à se copier eux-mêmes, à se plagier pour tester une théorie, un principe. Cette tentative vise à prouver l'universalité d'une méthode. Mais cette démonstration montre seulement que l'auteur d'une méthode en est le « maître » et qu'avec lui, elle fonctionnera toujours. Car le maître en connaît les limites, les fondations, les détours... et il n'a pas une vision aussi étroite et précise que le faussaire.

     

    Faut-il cesser de s'inspirer des grands maîtres ? Je ne le pense pas. Mais je pense que chacun doit écrire sa propre méthode, avec ses propres termes et ne jamais chercher à copier aveuglément ceux qu'il considère comme « plus sages » ou « plus compétents ».

     

    Il vaut mieux faire une belle toile qu'un mauvais faux.

     

    « Bref, dédaignant le lierre parasite, lors même qu'on est pas le chêne ou le tilleul, ne pas monter bien haut peut-être, mais tout seul ! »

     

    Anne

    Les œuvres des grands maîtres

  • Dans quel ordre distribuer les aliments aux chevaux ? Le foin avant les concentrés ! 13 Dec 2014 | 2:41 am Techniques d'élevage

     

     

    Les recommandations concernant l'ordre de distribution sont toujours les mêmes : l'eau d'abord, le foin ou le fourrage ensuite et les céréales (granulés ou floconnés) en dernier. Tous ces produits répondent au terme générique de « concentrés ».

     

    Cela paraît simple mais dans la pratique de nombreuses questions peuvent se poser.

     

    Revenons aux raisons de ces recommandations.

     

    Nous avons vu le cas de l'eau dans un précédent article. Passons à la succession foin + concentrés.

     

    On préconise le foin avant les concentrés pour un problème d'efficacité digestive de la ration et non pour un problème pathologique. En effet, l'estomac du cheval étant de faible capacité, il se vidange souvent au cours du repas et seule la dernière fraction bénéficie d'un temps de séjour dans l'estomac important permettant une bonne action de la pepsine et de l'acide chlorhydrique.

     

    Donc si vous donnez la ration de concentrés avant le foin, le foin jouera le rôle de « balai » et c'est donc du foin qui restera en dernier dans l'estomac ce qui est moins intéressant sur un plan nutritionnel mais encore une fois cela n'engendre pas de pathologie.

     

    Si on veut être rigoureux, dans le cas où vous donnez des produits en bouchons qui remplacent une partie du foin, il faudrait les donner d'abord, puis donner le granulé ou le floconné contenant les céréales et les protéines, pour les mêmes raisons.

    A noter que lorsqu'on a un aliment « tout en un », cette succession ne peut plus être respectée.

     

    Deux situations sont possibles :

     

    Le cheval dispose en permanence de foin. Dans ce cas, il va en manger lorsqu'il le souhaite tout au cours de la journée. Il est alors fréquent qu'après son repas de concentré, il aille manger un peu de foin. C'est un phénomène normal, inéluctable puisque c'est lui qui choisit et sans gravité particulière. On peut effectivement déplorer le fait que le repas de granulés ou de céréales sera moins bien digéré mais l'intérêt d'avoir un cheval au foin à volonté est souvent bien plus important que ce petit inconvénient.

     

    Si le cheval a des repas de foin et que le reste du temps, il ne reçoit rien, la question est de savoir s'il est susceptible de consommer sa litière ou pas (et s'il le fait).

     

    Si la litière n'est pas consommable, la meilleure solution est d'avoir des repas de foin et des repas de concentrés indépendants ou alors de se plier à la distribution du foin avant le concentré ce qui n'est pas toujours pratique car la caractéristique d'un foin est justement d'être long à manger.

     

    Si la litière est consommable, vous arrivez peu ou prou à une situation proche de celle du cheval au foin à volonté, à la différence près que la paille étant plus riche en cellulose, elle provoquera une chute de la digestibilité totale de la ration plus importante qu'avec un foin. Par contre, elle jouera son rôle d'occupation de la même façon et est souvent très appréciée des chevaux.

     

    Pour résumer ces deux articles, il faut se souvenir de l'ordre traditionnel et sortir du raisonnement les éléments qui sont à disposition permanente. Ensuite, on applique l'ordre sur les éléments restants s'il y a lieu. Mais il faut bien surveiller qu'effectivement l'élément est bien à volonté car finalement assez souvent, il y a lieu de réintroduire tel ou tel élément dans le raisonnement.

     

    Catherine Kaeffer.

     

    Apport de foin. Techniques d'élevage. Tous droits réservés. 2014

    Apport de foin. Techniques d'élevage. Tous droits réservés. 2014

  • CMV et œdèmes des membres (poteaux) : le pourquoi du comment 11 Dec 2014 | 3:46 am Techniques d'élevage

    Il arrive dans certains cas que l'ajout d'un CMV engendre l'apparition de poteaux (enflure des membres du cheval généralement plus marqués aux postérieurs)... Pourquoi diable ?

     

    Dans l'organisme, l'eau est à la fois produite par l'organisme (c'est un « déchet » des différentes synthèses et voies métaboliques) et récupérée dans l'alimentation (boisson et aliment).

     

    Les carences en vitamines et en oligo-éléments font que l'organisme ne peut plus assurer correctement ses synthèses puisque ces éléments interviennent souvent comme ingrédients ou catalyseurs des réactions. Les synthèses prioritaires sont alors privilégiées. Toutes les autres sont ralenties ou arrêtées. Si les carences sont très importantes, même les synthèses vitales peuvent être touchées à leur tour et l'animal est en danger.

     

    Lorsque l'on amène à un cheval carencé des minéraux et des vitamines, les métabolismes vont démarrer au début timidement puis accélérer pour, au final, ralentir lorsque la croissance, la perte de matière grasse, bref le retour à l'équilibre est effectué.

     

    Lors de la phase de montée en puissance exponentielle du métabolisme, on va passer d'un système produisant le minimum vital d'eau à un système surproduisant puisque les métabolismes vont mettre les bouchées doubles pendant cette « période d'abondance ».

     

    Comme la consommation d'eau de boisson et d'alimentation, comme l'élimination mettent un petit temps pour s'adapter, ce trop plein d'eau peut être « stocké » dans les tissus interstitiels des tissus mous.

     

    Effectivement, deux compartiments liquidiens séparés par une membrane semi-perméable vont s'équilibrer en terme de concentration en minéraux (pour faire simple) par passage d'eau d'un compartiment à l'autre.

     

    Donc notre compartiment sanguin (avec trop d'eau) possède une concentration plus faible en minéraux par rapport au compartiment cellulaire. L'eau va passer dans le compartiment cellulaire pour équilibrer voire dans le cas où ce n'est pas suffisant (arrivée trop rapide, perméabilité excessive des membranes des vaisseaux sanguins) dans les vides des tissus mous.

     

    L'eau ayant cette tendance typique de descendre, elle va se retrouver au niveau des membres.

     

    C'est ainsi que les poteaux naissent. Comme vous l'aurez compris, une fois que le système se sera régulé (consommation d'eau, système hormonal de la régulation de la soif...) aux nouvelles « normes », l'eau repassera dans le sang petit à petit et sera éliminée par le rein. Au final, il faut 3-4 jours dans la plupart des cas, nettement plus si les carences sont très profondes et anciennes, pour avoir un cheval en meilleure forme... Rentable, non ?

     

    Ce cas se présente en général chez les chevaux ayant une petite faiblesse vasculaire, cela peut être intéressant de surveiller de ce côté-là dans l'avenir.

     

    Bonne journée.

     

    François Kaeffer   

    Poulain au pré. Tous droits réservés. techniques d'élevage 2014

    Poulain au pré. Tous droits réservés. techniques d'élevage 2014

Retour

Ecrire un commentaire

Nom:
Titre:
ChevalChevalChevalChevalChevalChevalChevalChevalChevalChevalChevalChevalChevalChevalChevalChevalChevalChevalChevalChevalChevalChevalChevalChevalChevalChevalChevalCheval
 
Retour